Rhum Express, une comédie honnête mais pas assez déjantée

Johnny dans un magnifique calbut des sixties

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première parisienne de Rhum Express, le dernier film avec Johnny Depp en tête d’affiche. Rhum Express (Rum Diary en VO), c’est l’adaptation d’un livre d’Hunter S. Thompson, l’inventeur du journalisme « gonzo » qui mêle écriture à la première personne, drogues et engagement politique.

N’ayant pas vraiment entendu parler du film, c’est avant tout excité à l’idée de voir « en vrai » Johnny Depp que je me suis rendu sur les Champs Elysées muni de mon carton d’invitation.

J’ai quand même essayé de prendre quelques photos, ratées et floues. Voyez vous mêmes…

Et pour faire corps avec son personnage, il se trouve que Johnny Depp était saoul ce soir là ! C’est en titubant tel Jack Sparrow qu’il s’est dirigé vers l’estrade pour s’adresser au public de la salle, aidé dans cette difficile tâche par deux gorilles (il parait qu’il avait fait pareil à l’avant-première new yorkaise). Il a tout de même réussi à s’exprimer dans un français très correct, ce qui a fait son effet dans le public.
Parlons un peu de ce film dans lequel l’inoubliable interprète d’Edward aux mains d’argent incarne un journaliste expatrié à Porto Rico dans les sixties. La scène d’introduction nous met directement dans l’ambiance avec un Johnny / Paul Kemp qui se réveille les yeux rouges et éclatés dans sa chambre hôtel, qu’il a ravagée en tentant vainement d’ouvrir le minibar. Ca commence bien, on s’attend à une sorte de Las Vegas Parano bis avec son lot de scènes déjantées à coups de Rhum et autres substances moins licites. Mais c’est finalement un divertissement un peu plus sage et classique qu’attendu que nous offre le réalisateur.

Malgré un Johnny Depp presque parfait, comme d’habitude, très inspiré dans les scènes d’ivresse et de gueule de bois, le scénario manque de rythme pour tenir la longueur sur deux heures de film. Dès son arrivée à Porto Rico, embauché par un journal local en fin de vie, le journaliste interprété par Johnny découvre l’île, son rhum, ses femmes, et sa bière nom de Dieu, ses combats de coqs, sa misère, et une très belle blonde qui porte l’étrange prénom de Chenault (sic). Là-bas, il va vivre dans une piaule pourrie avec un coloc alcoolique, écrire quelques horoscopes, et s’éprendre d’une très jolie blonde, fiancée au méchant promoteur véreux (Aaron Eckhart) avec lequel Kemp va devoir s’acoquiner… Une trame un peu classique et un scénario bien plus linéaire que ce à quoi on pouvait s’attendre.

Sans dévoiler la suite, c’est surtout les très drôles scènes de beuverie, les dialogues et l’interprétation de Depp et des seconds rôles (Giovanni Ribisi en tête, en sac à Rhum à la dégaine de clochard) qui font de Rhum Express une honnête comédie. Un film qui aurait pu (dû) être beaucoup plus déjanté à mon goût,  pour l’adaptation d’une oeuvre de Hunter S. Thompson. Mais je n’ai pas lu le livre dont c’est tiré, je ne sais donc pas s’il s’agit d’une adaptation fidèle…

On a quand même droit à une courte scène d’hallucination amusante (il n’y en a qu’une), après l’absorption d’une substance étrange – quand des gouttes étranges dans l’oeil font voir d’autres réalités.

Sortie le 30 novembre.

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