Critique : Sherlock Holmes, Jeu d’ombres

Sherlock a un gros pistolet

Cette semaine au cinéma : « Sherlock Holmes, jeu d’ombres », deuxième volet des aventures du plus connu des détectives British par Guy Ritchie. Trois ans après avoir dépoussiéré le mythe, on prend les mêmes (Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel MacAdams et Kelly Reilly), quelques petits nouveaux (Jared Harris, Noomi Rapace), et on recommence ! Et bien que l’effet de surprise ait logiquement disparu, le contrat est à nouveau bien rempli avec une bonne dose d’action, d’humour, de suspense, mais aussi de « bromance ».

L’histoire reprend là où on l’avait laissée : sur le point de se marier avec la pétulante Mary, le docteur Watson est embarqué bien malgré lui par Holmes dans sa nouvelle enquête, qui les mènera de Londres à la Suisse en passant par Paris. Alors que des attentats anarchistes éclatent partout en Europe, le brillant détective de Baker Street en a découvert le responsable, le Professeur James Moriarty, bien décidé à faire éclater une première guerre mondiale.

Et Moriarty, c’est justement une des belles surprises de ce second opus. Le génie du mal est interprété avec beaucoup de talent par le pas très connu Jared Harris, et campe l’ennemi juré de Sherlock qui a une raison toute personnelle de lui en vouloir. Leur affrontement sera à la hauteur des espérances, avec trois duels et joutes verbales particulièrement réussies.

Duel

En cours de route, Holmes et Watson font la rencontre de Noomi Rapace (géniale Lisbeth Salander du Millénium suédois) qui malheureusement déçoit dans un rôle insipide de bohémienne française un brin potiche.

Calamity Jane

Il faut avouer que le duo masculin qu’elle cotoie fonctionne tellement bien qu’il est difficile pour une femme d’exister entre ces deux là. D’autant plus que les scénaristes ont encore accentué l’ambiguité dans la relation qui les unit, en s’amusant à installer un sous-texte gay qui saute aux yeux et qui fait bien plaisir à voir. Un joli petit couple quoi !

Cette fois-ci, ils concluent...

Malgré quelques baisses de rythme, Guy Ritchie s’avère efficace dans les scènes d’actions assez spectaculaires qui ponctuent le film. On est toujours dans le nawak complet avec un Sherlock champion de kung fu, mais ça fonctionne plutôt bien…. à condition quand même d’apprécier le style de l’ex Mr Madonna qui donne allègrement dans l’esbroufe visuelle, avec ralentis et explosions à foison. L’humour est comme d’habitude très présent et c’est tant mieux : les dialogues sont très bien écrits et l’interprétation du très charismatique Robert Downey Jr et de son compère Watson nickel. Un plaisir aussi de découvrir l’autre Holmes, son frère Mycroft (Stephen Fry).

Bref, un bon divertissement. La franchise ne fait que commencer…

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