Critique : « La cabane dans les bois » de Drew Goddard

affiche "La cabane dans les bois" de Drew GoddardC’est sans rien connaître du film ou presque que je me suis rendu à une projection de « La cabane dans les bois », de Drew Goddard. J’avais seulement entendu dire qu’il était produit par le nouveau dieu du box-office Joss Whedon (Avengers) et qu’il devrait plaire aux aficionados des films d’horreur comme moi, grâce à de multiples références aux chefs d’oeuvre du genre. Dans le mille ! En plus d’exploiter et de rendre hommage au cinéma horrifique de manière totalement originale, Whedon et Goddard (tous les deux coscénaristes) s’amusent avec les codes et les figures imposées du film d’horreur et nous proposent une mise en abîme très maligne qui place le spectateur à la fois en tant que voyeur et que marionnettiste, devant un groupe de cinq jeunes à qui il va arriver malheur.

 

Difficile d’en dire plus sans déflorer l’aspect innovant et surprenant du film, mais « La cabane dans les bois » démarre comme un énième slasher dans les bois mettant en scène un groupe de jeunes qui part en week-end dans une baraque pourrie perdue en pleine forêt. Des personnages bien évidemment stéréotypés comme la blondasse un peu salope (Anna Hutchison), son mec bodybuildé (Chris Hemsworth aka Thor avec les cheveux courts), l’intello (Jesse Williams), la « vierge » (Kristen Connolly) et le mec marrant constamment défoncé (Fran Kranz). Là où le film est malin, c’est qu’il se propose de nous expliquer par un système proche de celui de la télé-réalité pourquoi les films d’horreur fonctionnent avec ce genre de personnages qui ont toujours des idées aussi connes, par exemple, que celle de se séparer alors qu’ils sont attaqués par une horde de zombies sanguinaires.

 

Fran Krantz en Marty dans la cabane dans les bois Passée cette première partie un peu longuette quand même, bien que relativement efficace puisqu’appliquant à la lettre les règles d’un slasher efficace, un revirement de situation inattendu intervient à mi-parcours.  Commence alors une longue séquence nihiliste et outrancière absolument démente dans laquelle on retrouve justement ces références multiples dont je parlais en début d’article, dans un feu d’artifice décomplexé d’horreur à gogo et de gore jubilatoire pour tout fan d’hémoglobine sur grand écran. C’est du grand n’importe quoi et ça fonctionne à merveille ! En ajoutant à ça un casting qui parvient à nous rendre ces protagonistes attachants et immoraux (notamment Richard Jenkins, toujours excellent), on obtient le film d’horreur le plus drôle et le plus inventif que l’on ait vu depuis bien longtemps.

Une excellente surprise.

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