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Dans les coulisses du tournage du Hobbit – épisode 3

Pour tous les inconditionnels de Tolkien et de la Terre du milieu qui n’en peuvent plus d’attendre de voir sur grand écran Bilbo le Hobbit, le « prequel » du Seigneur des Anneaux, la troisième partie du journal de bord du tournage a été dévoilée sur le site de la Warner.

Présenté par Peter Jackson, on y découvre les 13 nains qui vont accompagner l’oncle de Frodon dans sa quête. On a aussi le plaisir d’y apercevoir des anciens tels qu’Andy Serkis aka Gollum dans sa grotte, Ian McKellen (Gandalf), Hugo Weaving (Elrond), et l’immaculée Cate Blanchett (Galadriel) en plein essayage.

les 13 nains

Un tournage qui se sera bien fait attendre, tant le projet a accumulé les déconvenues : départ de Guillermo del Toro censé réaliser les deux volets, conflits avec les syndicats de comédiens, problèmes de financement à la MGM, et ulcère de Peter Jackson de retour derrière la caméra…

Et il nous faudra encore attendre un an avant de voir le résultat sur grand écran puisque la première partie intitulée Bilbo le Hobbit : Un voyage inattendu devrait sortir en France le 12 décembre 2012. Avec Martin Freeman dans le rôle-titre, le film retracera les aventures survenues à l’oncle de Frodon 60 ans avant les événements du Seigneur des Anneaux, et notamment comment il rencontra Gollum à qui il subtilisa le fameux anneau.

http://www.dailymotion.com/video/xmrp2p_bilbo-le-hobbit-journal-de-bord-3-vost-hd_shortfilms

Tintin, quand Spielberg adapte Hergé

N’étant pas un fan de la première heure de la BD d’Hergé, que je trouvais enfant un peu trop chiante (des bulles de 15 lignes, c’est assez indigeste, et Tintin n’est pas le plus charismatique et funky des héros), c’est surtout alléché par les critiques presque toutes dithyrambiques du nouvel opus de Spielberg, que je me suis déplacé et ai payé ma surtaxe 3D pour assister à ce film réalisé en motion capture. Si je n’ai pas été aussi enthousiasmé que les journalistes après avoir visionné ces nouvelles aventures du plus connu des reporters belges, il n’en demeure pas moins que ces « aventures de Tintin – le secret de la licorne » se regardent avec plaisir, et nous replongent agréablement en enfance.

Passée l’impression étrange de voir Tintin, Milou, Dupont et Dupond redesignés avec ce nouveau procédé technologique, la qualité de l’animation nous plonge rapidement dans l’action. Et de l’action, il va y’en avoir pendant l’heure quarante cinq que dure le film. Spielberg nous offre ici ce qu’il sait faire de mieux, un pur divertissement. On ne s’ennuie effectivement pas une seconde, et le réalisateur, bien qu’il ait pris quelques libertés avec le scénario en modifiant un peu les histoires originales d’Hergé, nous épargne les trop longues palabres inutiles. Les décors sont particulièrement bien réussis, que l’on soit en mer, dans le désert, dans le palais de Salad : on assiste à un mix entre l’univers à la Indy de Spielberg et celui d’Hergé visuellement très efficace.

Tintin, interprété par Jamie Bell (Billy Elliot), parvient même à devenir un personnage relativement charismatique et à exister devant celui qui est la véritable attraction du film : le capitaine Haddock aka Andy Serkis, l’acteur de performance capture par excellence à qui on doit le fantastique Gollum dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, King Kong dans le remake de Peter Jackson, ou plus récemment César dans le prequel de la Planète des Singes.

Haddock est le personnage idéal pour Serkis, qui parvient à lui insuffler tout son charisme, et à nous montrer une fois de plus l’étendue de son talent. Heureusement, Spielberg a réussi à conserver dans le film ce qui fait tout le sel du capitaine, à savoir son alcoolisme invétéré, prétexte à de nombreuses séquences plutôt fun (ce qui n’était pas gagné vu le caractère familial de ce type de production).

Quant au grand méchant du film, Sakarine (Daniel Craig), il est plutôt convainquant, même si je reste sceptique face à la décision d’en faire le descendant de Rakham le rouge dans cette adaptation. Son affrontement avec le capitaine Haddock dans un flashback sur la Licorne est tout simplement époustouflant, et le duel final sur les docks d’un port à coup de grues, sabres et bouteilles de whisky, restera marquant même si on a tout de même l’impression, comme souvent avec Spielberg, que c’est too much.

Grâce à une réalisation enlevée, survitaminée et ultra-efficace, Spielberg parvient à revisiter Tintin en lui apportant sa touche. On pourra lui reprocher d’en faire trop, d’avoir pris de grosses libertés vis à vis des aventures originales d’Hergé et privilégié l’action au détriment de l’histoire, mais il aura le mérite d’avoir rendu des aventures de Tintin palpitantes, ce qui relève de l’exploit. Du bon gros divertissement efficace et bien foutu, et une 3D plutôt pas mal pour une fois. Finalement ça valait bien le déplacement.