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Mon flop 10 des films de 2014

Mon second marronnier de fin d’année, après le Top 10 ciné, c’est bien sûr le Flop 10.

J’y intègre à la fois des films ratés, mais aussi des films un peu moins médiocres mais décevants. De ce point de vue, compte tenu des espoirs placés en lui, Interstellar n’est donc pas passé loin.

Néanmoins, il y avait pire. Voici donc mon classement, toujours forcément subjectif, des pires bobines de 2014 que j’aie vues, en commençant par la fin :

10. Sin City 2 de Robert Rodriguez et Frank Miller

Si j’étais de prime abord heureux de retrouver l’univers de Sin City à l’écran, près de 10 ans après un premier volet spectaculaire, je dois bien reconnaître avoir été bien déçu par ce second épisode. La faute à un scénario décousu, sans fil conducteur, qui ne parvient pas à mettre en valeur son casting quasiment impeccable et n’évite pas les redites. Au final, ce Sin City 2 – J’ai tué pour elle ne se révèle malheureusement pas à la hauteur de mes attentes.

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9. The Interview de Seth Rogen et Evan Goldberg

Seth Rogen et Evan Goldberg peuvent remercier les hackers de Sony qui leur ont permis de leur faire une publicité monstre pour l’Interview qui tue (titre français) et d’être téléchargée un million de fois le jour de sa sortie. Pas si atroce qu’on a pu le dire, on a surtout l’impression d’assister à une comédie oubliable dont le scénario comme la réalisation et les décors ont été bâclés et torchés à la va-vite. Dommage, car certains passages sont réussis, comme la première interview (celle d’Eminem dont je ne révèlerai pas la teneur pour ne pas spoiler le gag), ou les échanges entre le journaliste débile incarné par le toujours aussi séduisant James Franco avec un Kim Jong Un (Randall Park) amateur de Margharitas et fan de Katy Perry.

4704258. Monuments Men de George Clooney

L’acteur-réalisateur nous avait habitué à mieux derrière la caméra, mais force est de constater que malgré un sujet intéressant sur le papier et un casting pas dégueu, son dernier film s’avère des plus décevants. La faute à un scénario sans enjeu dramatique, où se déroule une succession de scènes décousues et sans le moindre intérêt.

Quant à ses acteurs, entre une Cate Blanchett incapable de parler français sans accent (un peu gênant pour un personnage de Française) et un Jean Dujardin peu crédible à qui on continue de faire jouer le mariole, ils ne relèvent pas le niveau. Sans conteste le pire film de George Clooney.

2878797. Divergente de Neil Burger

Enième adaptation de série littéraire à succès pour adolescentes, Divergente ne vaut guère mieux qu’Hunger Games. Le schéma, bien connu, est identique. Une héroïne malgré elle, ennemie d’un système plus ou moins totalitaire, qui va devenir fer de lance d’une révolution en marche à la fin d’un premier volet introductif dans lequel Kate Winslet et Ashley Judd viennent cachetonner. J’y ai quand même trouvé un intérêt dans la personne de Theo James, le bellâtre dont Shailene Woodley s’éprend, et dans la B.O. qui contient quelques passages de l’album de Woodkid. Attention, un deuxième volet intitulé Insurgent arrive bientôt.

annabelle6. Annabelle de John R. Leonetti

Sorte de prequel de The conjuring (un film d’horreur assez efficace sur un couple d’exorcistes des seventies), Annabelle a connu un beau succès public (dépassant Mommy en termes de nombre de spectateurs au moment de sa sortie) et a également fait parler d’elles à cause des incidents qu’elle a déclenché dans certaines salles, lui valant quelques déprogrammations. Et pourtant, rien à retenir de ce film à petit budget qui s’inspire de la triste histoire de Sharon Tate. Une réalisation bâclée, un scénario sans surprise et surtout un film qui n’effraie jamais. Et on se demande encore comment quelqu’un de sain d’esprit aurait envie d’acquérir une poupée aussi horrible. Un ratage dont le seul mobile semble financier.

5592665. Pompéi de Paul W.S. Anderson

Là encore, les motivations qui m’ont poussé à m’infliger ce film se résument à bien peu (en l’occurrence à Kit Harrington, aka Jon Snow de Game of Thrones). Un film rapide à chroniquer puisque je n’en ai pas retenu grand chose. Jon Snow incarne un esclave Gaulois (et gaulé) qui s’éprend d’une belle citoyenne de Pompéi, sur laquelle un méchant gouverneur interprété par Kiefer – Jack Bauer – Sutherland entreprend de mettre le grappin. C’est filmé avec les pieds, interprété sans aucune conviction, et on connaît bien évidemment la fin. Si ce n’est qu’une éruption volcanique ne semblant pas suffisamment spectaculaire (attention, spoiler !) ils ont rajouté… un tsunami. Les Américains ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

téléchargement (2)4. Le jeu de la vérité de Vincent Desagnat

Je me demande encore ce qui m’a poussé à regarder ça, si ce n’est la curiosité de voir l’adaptation de cette pièce de théâtre de et avec Philippe Lellouche qui connût un franc succès, et la nécessité d’occuper mes trajets quotidiens. Mais n’est pas Le Prénom qui veut. Ce Jeu de la vérité s’apparente à une série de clichés et lieux communs débités par un trio de potes hétéros ploucs à leur amour de jeunesse retrouvée (Vanessa Demouy), devenue paraplégique. Pas une fois drôle, globalement mal jouée et parfois carrément gênante, cette comédie moraliste est d’assez mauvais goût. Même pour moi dont les goûts sont souvent douteux, c’était pénible à regarder.

Dracula Untold Affiche3. Dracula Untold de Gary Shore

Encore un film que j’ai regardé pour occuper mes trajets train – bus, bus – train quotidiens. Et mal m’en a pris. J’ai beau ne pas être insensible aux charmes de Luke Evans (vu cette année encore dans Le Hobbit), force est de constater que ses choix de artistiques ne sont pas des plus judicieux.

Cette resucée qui se veut moderne du mythe de Dracula viole allègrement l’oeuvre de Bram Stoker qui, même s’il en a vu d’autres, a dû encore se retourner dans sa tombe. Pour ne rien arranger, les scènes d’actions qui constituaient le principal intérêt du film sont ratées. Et c’est laid, très laid. Une adaptation qui finira comme tant d’autres dans les oubliettes.

téléchargement2. Les trois frères, le retour de Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Légitimus

C’était prévisible, et ça s’est malheureusement confirmé. Retour perdant pour les Inconnus et leur suite des trois frères, dézingués par la critique. Malgré leurs bonnes intentions et le plaisir manifeste qu’ils ont eu à retrouver les personnages qui nous avaient quand même bien fait marrer dans les années 90, leur scénario ne parvient jamais à susciter le moindre éclat de rire, le trio restant bloqué dans une certaine nostalgie et un humour daté, sans aucun renouvellement. Ce qui est assez embarrassant pour une comédie, mais n’a néanmoins pas empêché le film de cartonner en salles.

téléchargement (3)1. Lucy de Luc Besson

Le premier film de mon Flop 10 est assez ironiquement aussi le plus gros succès commercial du cinéma français dans le Monde. Il faut reconnaître à Luc Besson d’avoir un excellent sens du divertissement, de l’action, et du marketing. En cela, Lucy remplit son contrat avec son lot de gun fights et de courses-poursuites dans Paris. Mais pour un film dont le pitch est celui d’une jeune femme qui apprend à utiliser 100% de ses capacités cérébrales, le scénario est d’une stupidité et d’un grotesque tels que le tout prend des allures de vraie escroquerie. Si bien qu’on est souvent à la limite du ridicule avec, notamment, une scène pré-historique qui doit se vouloir malickienne, dans laquelle Lucy (sous les traits de Scarlett Johansson) rencontre Lucy (l’ancêtre de l’humanité). Pire que tout, Besson parvient à faire mal jouer Scarlett Johannsson, excellente actrice au demeurant, dont la prestation se résume à écarquiller les yeux pendant 1h30, tel un poisson mort. Pour une meuf censée être ultra-intelligente, vous reconnaîtrez que ça la fout mal…